À qui s'appliquent ces recommandations. Elles sont établies pour un séjour conventionnel court, de moins d'un mois, chez un voyageur sans facteur de risque. Les âges extrêmes, la grossesse, une immunodépression ou des comorbidités (hypertension, diabète, maladie cardiovasculaire) justifient une consultation spécialisée auprès d'un centre de vaccinations internationales ou d'un médecin compétent en médecine des voyages. Un séjour long ou en zone isolée change également la donne.

Les vaccinations, et leur degré d'urgence

Toutes les vaccinations ne se valent pas : les recommandations officielles les classent par gradation, et c'est cette hiérarchie qui doit guider votre préparation.

Indispensable : la mise à jour du calendrier vaccinal

Avant toute chose, le socle. La mise à jour des vaccinations du calendrier vaccinal en vigueur est classée indispensable, en particulier :

  • diphtérie, tétanos, poliomyélite et coqueluche acellulaire ;
  • méningocoque ACWY pour les 25 ans et moins ;
  • rougeole, oreillons, rubéole pour les personnes nées à partir de 1980 ;
  • hépatite B.

Recommandée : hépatite A et fièvre jaune

La vaccination contre l'hépatite A est recommandée pour cette destination.

La fièvre jaune est recommandée en raison du risque de transmission, et devient obligatoire pour certaines destinations, en séjour comme en simple transit en zone d'endémie. Point pratique décisif : lorsqu'elle est exigée, elle doit avoir été administrée au moins dix jours avant l'arrivée — ce délai à lui seul justifie de consulter tôt.

La vaccination contre la dengue est recommandée en cas d'épidémie en cours dans la zone de séjour.

Au cas par cas : typhoïde et rage

La fièvre typhoïde s'envisage si les conditions d'hygiène du séjour sont précaires. La rage se discute notamment pour les enfants en âge de marcher, et en cas de séjour en milieu rural ou éloigné des villes principales.

Le paludisme : indispensable, sauf deux exceptions

C'est le point le plus important de cette destination, et celui où les nuances comptent le plus.

La chimioprophylaxie antipaludique est classée indispensable, toute l'année et sur tout le territoire, pour : Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée Conakry, Guinée-Bissau, Liberia, Mali, Niger, Nigeria, Sierra Leone et Togo.

Deux exceptions à connaître. Pour la Mauritanie et le Sénégal, la protection dépend de la province et de la période de l'année : le risque n'est pas uniforme sur le territoire ni constant dans l'année. C'est précisément le genre de situation où un itinéraire précis et des dates changent la réponse — et où seul un médecin peut décider. Les îles du Cap-Vert font également l'objet d'un régime distinct.

La chimioprophylaxie ne se limite pas à la durée du séjour : elle se commence avant le départ et se poursuit après le retour, selon un schéma qui dépend du produit choisi. Ce choix relève du médecin, en fonction de la zone, de la durée, de votre âge, de vos traitements en cours et de vos antécédents.

Se protéger des moustiques : ce n'est pas optionnel

La protection personnelle anti-vectorielle est elle aussi classée indispensable : vêtements couvrants et répulsifs cutanés. Elle protège du paludisme, mais aussi de la dengue, du chikungunya et du Zika, contre lesquels aucune chimioprophylaxie n'existe.

Dormir sous une moustiquaire imprégnée est également classé indispensable — sauf pour les îles du Cap-Vert, la Mauritanie et le Sénégal, où cela dépend de la région et de la période.

Eau, aliments, animaux : les précautions qui évitent le plus d'ennuis

Ces mesures sont classées indispensables, et ce sont statistiquement les plus utiles au quotidien :

  • se laver les mains au savon ou par friction hydroalcoolique ;
  • boire de l'eau en bouteille capsulée ou stérilisée ;
  • laver et bien cuire les aliments ;
  • ne pas marcher pieds nus en extérieur, sur sol boueux ou humide — risque d'anguillulose, d'ankylostomose, de leptospirose ;
  • éviter les bains en eau douce — risque de bilharziose et de leptospirose ;
  • porter des chaussures fermées lors des activités en eau douce, nettoyer immédiatement toute blessure et la protéger d'un pansement étanche ;
  • être vigilant avec les animaux, terrestres comme marins ;
  • se protéger lors des relations sexuelles.

Que mettre dans sa trousse

Une trousse de voyage se compose autour de trois besoins, et il est plus simple d'en parler avec un médecin ou un pharmacien avant le départ que de l'improviser sur place.

  • Ce qui se prescrit : la chimioprophylaxie antipaludique, le traitement personnel habituel en quantité suffisante pour toute la durée du séjour et une marge, et selon les cas un traitement de secours discuté avec le médecin.
  • Ce qui protège : répulsif cutané adapté à la zone et à l'âge, moustiquaire imprégnée, vêtements couvrants, protection solaire, préservatifs.
  • Ce qui dépanne : solution de réhydratation orale, antiseptique, pansements dont un modèle étanche, thermomètre, et de quoi désinfecter ou purifier l'eau.

Emportez également vos ordonnances en cours, et le certificat international de vaccination si la fièvre jaune est exigée à l'entrée.

Consultation avant départ, mise à jour d'une ordonnance ou renouvellement d'un traitement habituel : un médecin français peut évaluer votre situation à distance et prescrire s'il l'estime justifié.

consulter un médecin avant de partirService partenaire tiers, privé (hors parcours de soins, non remboursé par l'Assurance Maladie). Le médecin évalue la demande et peut refuser de prescrire ; rien n'est automatique. Une situation à risque — grossesse, immunodépression, enfant en bas âge, séjour long ou isolé — relève d'une consultation spécialisée en présentiel.

Travelling from abroad, or more comfortable in English? A French doctor can assess your situation and issue a prescription valid in French pharmacies — useful for expatriates and visitors who need a travel consultation before departure. Consult a French doctor in English (service partenaire tiers, privé, non remboursé).

Où vérifier avant de partir

Deux réflexes officiels, à faire dans les jours qui précèdent le départ, car les situations épidémiques évoluent : consulter les recommandations sanitaires aux voyageurs de Santé publique France, et les conseils aux voyageurs du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, mis à jour pays par pays.