Vous partez en Algérie ? Voici ce que disent, pour ce pays, les recommandations sanitaires officielles françaises 2026 et l'Organisation mondiale de la santé : ce qui est exigé à l'entrée, ce qui est seulement recommandé, le vrai risque de rage, et où se faire vacciner avant le départ.

Le vaccin contre la fièvre jaune est-il obligatoire pour aller en Algérie ?

Fièvre jaune selon provenance

Certificat exigé si vous arrivez d'un pays à risque de fièvre jaune, ou après un transit de plus de 12 heures dans un aéroport d'un tel pays, dès 9 mois. Au départ de la France sans passer par un pays à risque, il n'est pas exigé à l'entrée. L'OMS ne recommande pas cette vaccination pour l'Algérie.

Le vaccin contre la fièvre jaune ne se fait que dans un centre de vaccinations internationales agréé, qui délivre le certificat international de vaccination à emporter avec votre passeport. Lorsqu'il est exigé, il doit avoir été fait au moins dix jours avant l'arrivée.

Paludisme en Algérie : faut-il un traitement préventif ?

Pas de paludisme : l'Algérie a été certifiée exempte par l'OMS en 2019.

Autrement dit : ni comprimés à prendre avant le départ, ni traitement à poursuivre au retour. La protection contre les piqûres garde son intérêt pour d'autres infections transmises par les insectes, et pour le confort.

Quels autres vaccins pour partir en Algérie ?

Pour l'Afrique du Nord, dont fait partie l'Algérie, les recommandations officielles 2026 classent les vaccinations par degré d'urgence :

  • Indispensable : le calendrier vaccinal français à jour — diphtérie, tétanos, poliomyélite, coqueluche et rougeole en particulier.
  • Recommandée : l'hépatite A, selon les conditions et la durée du séjour.
  • Au cas par cas : la fièvre typhoïde selon les conditions du séjour ; l'hépatite B en cas de séjours fréquents ou prolongés ; la rage, en particulier pour les enfants en bas âge et les séjours en milieu rural.

C'est ici que la différence avec l'Afrique subsaharienne se joue : pas de paludisme, mais un risque de rage bien réel, et des infections liées à l'eau et aux aliments.

Eau, aliments, animaux : les précautions en Algérie

  • Boire de l'eau en bouteille capsulée ou rendue potable ; se laver les mains souvent ; laver et bien cuire les aliments — c'est ce qui évite la typhoïde et l'hépatite A.
  • Ne pas caresser les animaux errants, chiens et chats compris. Toute morsure, griffure ou léchage sur peau lésée impose un lavage immédiat et prolongé à l'eau et au savon, puis une consultation en urgence sur place : la vaccination après exposition ne se discute pas.
  • Se protéger des piqûres d'insectes le soir et la nuit (leishmaniose, virus du Nil occidental) ; se protéger lors des relations sexuelles.

La trousse de voyage — ce qui se prescrit, ce qui protège, ce qui dépanne — est détaillée sur la page Afrique du Nord.

Où se faire vacciner avant de partir en Algérie ?

Ensuite, c'est vous qui choisissez :

monordo et french-doc sont des services partenaires tiers, privés (hors parcours de soins, non remboursés par l'Assurance Maladie) ; le médecin évalue la demande et peut refuser de prescrire.

Avant de partir : la source qui fait foi

Les exigences d'entrée peuvent changer en cours d'année. Dans les jours qui précèdent le départ, vérifiez la fiche santé de l'Algérie sur diplomatie.gouv.fr, mise à jour en continu par le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères.

Les autres pays de la région

Voir la carte de l'Afrique du Nord →